2 - Le Port

2 - Le Port

dscn3294.jpgLe port a été transformé pour devenir un port moderne de plaisance. Il n'est plus ce petit port de pêche que connaissaient les habitants dans les années 1950. Chacun se souvient de l'appel aux ouvrières, par les sirènes du village, quand un sardinier rentrait au port et qu'il faillait s'empresser de mettre les sardines en boîte. La pêche a constitué la principale activité de Piriac pendant des siècles, comme en témoignent les nombreuses anciennes maisons de pêcheur dont certaines sont restées en l'état. 

Le port n'était pas "en eau profonde" et il fallait calculer les heures des retours de pèche pour rentrer à marée haute. Aujourd'hui, il subsiste encore voir quelques chalutiers de pèche.

En parallèle, l'activité marchande du port se focalisait autour du sel et du vin.

La pêche a toujours été la vocation de Piriac et, la petite anse sablonneuse d’origine abritait quelques barques qui pratiquaient une pêche côtière qui nourrissait les habitants.

 

            La morue et Terre Neuve    

            Au XVIème siècle, la première pêche de haute mer est celle de la morue à Terre Neuve. Les archives, contrairement à ce qui a pu être dit ou écrit, permettent d’affirmer que Piriac n’a jamais armé pour cette pêche comme Le Croisic ou Le Pouliguen. En revanche, les bateaux croisicais avaient souvent des équipages piriacais et parmi eux deux capitaines connus : Jacques Frogier et Jean Le Goff.

            Ils allaient à Terre Neuve soit pour pêcher (morue salée) soit pour rapporter la morue sèche préparée sur les lieux de pêche, laquelle alimentait une partie du commerce de Nantes et du Croisic.

             Les harengs et la jetée

            Le XVIIIème siècle est le grand siècle de la pêche aux harengs ; Piriac voit, chaque année, arriver les « BARGERS » pêcheurs qui viennent de Trentemoult (près de Nantes) pour faire la saison et abritent leurs « BARGES » dans l’anse de Piriac bien petite pour tant de bateaux.

            En 1757 Tiffoche, subdélégué à Guérande, peut-être à la demande d’ Ignace Guillaume, recteur, entreprend les démarches pour la construction d’un môle « pour protéger plus de 200 bateaux ». Les difficultés financières furent nombreuses. Le môle, en pierres sèches, sera achevé en 1786 mais résiste mal aux coups du vent et des vagues. C’est Eudes de Kéroman qui financera le jointoiement indispensable à la consolidation définitive de la jetée. Avec le temps, les Piriacais ont largement profité de cette protection faite, à l’origine, pour la flottille  des barges.

            Elle restera sous sa forme primitive (sauf le phare) jusque vers 1960.